
Sans cette attente dénuée d’objet – à quoi bon ? Partant de là où je suis non d’où je viens, lieux malléables relevant de l’émotion, je ne désire rien tant que de jouer l’inquiétude contre l’accoutumance, à moi de découdre la déchirure anticipée, de provoquer le diable dans les détails, les détails en inutile collection, précis de décomposition pour savantes colonies hypnophages, à moi donc d’inventer ce qui vient, vertige de l’autre, de l’inassimilable, de l’intact en trames indéroulées, bien serrées, luisantes, immaculées. Et s’il le faut, accepter que je m’effondre, que je m’effrite, juste ici, au seuil de moi-même. Au-delà tout accès qui m’éblouit est un premier pas.






Je découvre aujourd’hui votre bel article sur Morton Feldman, “colosse de la ténuité”. J’aime beaucoup l’idée “d’absence et de conscience exacerbée”…
Au plaisir de vous lire !
Et pourtant, comme je viens de le lire chez vous, “on échoue toujours à parler de ce qu’on aime”…