« Un mot exprime à lui seul ce double caractère, solitaire et inconnaissable, de toute chose au monde : le mot idiotie. Idiôtès, idiot, signifie simple, particulier, unique ; puis, par une extension sémantique dont la signification philosophique est de grande portée, personne dénuée d’intelligence, être dépourvu de raison. Toute chose, toute personne sont ainsi [...]
Archive pour juillet 2010
où l’être se révèle (consistance du rêve)
Publié dans livres, tagué Albrecht Dürer, écriture, conscience, consistance du rêve, Contre Sainte-Beuve, Louis-René des Forêts citation, nom, Ostinato, Proust citation, réalité, Six oreillers à juillet 17, 2010 | 7 Commentaires »
« Est-ce un rêve que la nonchalance active du sommeil a pourvu de plus franches couleurs, plus troublantes à la fois et moins périssables que celles d’une réalité devenue obscure dont il n’eût servi à rien de remuer les cendres si elles sont froides ? De toute cette matière assoupie il ne subsiste qu’une part infime passée [...]
La musique son être innombrable
Publié dans musique, tagué écriture musicale, Janacek, polyphonie, rapport musicien / instrument, Slávka Pěchočová, sonate 1 X 1905 à juillet 14, 2010 | Laisser un Commentaire »
Leoš Janáček (1854-1928), « Œuvres pour piano (1) », Slávka Pěchočová, Praga Digitals, 2010 La distance qui sépare un auteur de son œuvre, que l’on se figure semblable à celle qui abstrait le réel de sa représentation, ne subsiste, chez Janáček, que sous forme de traces. Il y a dans sa musique comme une hargne de l’affliction, [...]
Comme un soupir de la chair
Publié dans musique, tagué écoute, fleur mystique, Garden of Eros, Gustave Moreau, idéalisme, jardins, Le Roman de la Rose, Louis Andriessen, musique contemporaine, musique lyrique du moyen-âge, mysticisme à juillet 11, 2010 | 1 commentaire »
« Le roman de la rose : chansons d’amour en France aux XIIIème et XIVème siècles », Sabine Lutzenberger ; Louis Andriessen (1939), « Garden of Eros », Schoenberg Quartet La distinction qu’opère le compositeur hollandais Louis Andriessen entre ce qui, dans l’écriture musicale, est le reflet de structures données (sociales, politiques, économiques), et ce qui, fortuitement, dénote de son [...]
Nous nous taisons pour nous-mêmes
Publié dans cinéma, livres, tagué adolescence, amitié, Cocteau, famille, film d'apprentissage, lecture, livres, Proust citation, Stella, Sylvie Verheyde à juillet 7, 2010 | Laisser un Commentaire »
Sylvie Verheyde, « Stella », France, 2008 (durée : 103’) “Dans la lecture, l’amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d’amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c’est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu’à regret. Et quand nous les avons quittés, [...]
Tournée
Publié dans cinéma, tagué acceptation de son corps, cinéma français, danse et cinéma, grands mythes du cinéma américain, Mathieu Amalric, mise en abyme, raconter des histoires, road movie, spectacle et cinéma, Tournée à juillet 5, 2010 | 2 Commentaires »
Mathieu Amalric, « Tournée », France, 2010 (durée : 1h51) Il y a un parallélisme intéressant entre ce que le film donne à voir, et le film en train de se faire : l’un dévoile l’autre, le questionne, expose ses enjeux, développe une recherche. Le titre peut servir d’argument, Tournée : un spectacle en tournée, un film qui [...]
Comment regarder un match de foot en s’amusant ?
Publié dans cinéma, tagué amour et cinéma, détournement artistique, Dieu seul me voit, don de sang, foot et cinéma, jeu dans le jeu, Podalydes, Versailles-Chantiers à juillet 2, 2010 | Laisser un Commentaire »
Bruno Podalydès, « Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) » Si l’on ne s’intéresse pas au foot (tout en y étant, à son cerveau défendant, sans cesse intéressé), on n’en apprécie pas moins que le cinéma en parle, du moment que le discours n’est pas sans distance, sans ironie et, mieux encore, lorsqu’il sert comme prétexte, qu’il subit [...]




