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Archive pour novembre 2010

2. La stigmatisation du reste comme déchet. « Blessures et prothèses sont des figures accidentées de la défaillance, mais le cours de la vie est ponctué d’expériences permanentes de décomposition, au sens littéral où les corps ne cessent de se composer et de se décomposer tour à tour. L’horreur peut se gonfler de la dramatisation qui entoure [...]

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Tu n’écris pas. Chez toi c’est couvert de papier. Feuilles qui jonchent les tables, qui s’envolent au moindre courant d’air, qui crissent quand on les froisse, bruissent quand on passe, feuilles sur les chaises, sur le lit, collées aux murs, glissées dans les livres, feuilles traînant par terre. On peut se servir, ça t’est égal, [...]

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« Le rêveur, s’il faut le définir en détail, n’est pas un homme, c’est une espèce de créature du genre neutre. Il gîte la plupart du temps quelque part dans un coin inaccessible, comme s’il s’y cachait même de la lumière du jour, et, une fois retiré chez lui, il est collé à son coin comme [...]

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1. Ambivalence du désir : ces saveurs au parfum de décomposition « (…) le raffinement gastronomique consiste bien souvent à savoir se tenir sur le seuil fragile tracé par l’ambivalence, à tenter des associations de saveur risquées ou difficiles d’accès, à franchir les frontières culturelles en accédant à ce qui pourrait apparaître de prime abord comme [...]

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Rien de cela n’a compté pour moi, dit-elle à l’autre qui ne lui demande rien, qui ne l’écoute peut-être pas. N’y pense pas, c’est oublié, sache seulement que je t’attendais, c’était la nuit tu sais, le ciel plein d’étoiles comme écho démultiplié de lumière, nous donnant raison d’être fous, raison d’être obscurs, raison d’être clairs, [...]

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Le poste de radio, dont John Cage extrait du son aléatoire comme il pourrait le faire de n’importe quel objet trouvé, figure au centre de deux performances (1951 et 1956) d’une sobriété presque contemplative, désintéressée. D’un effet vertigineux, ces mises en scène n’en demeurent pas moins simples et ordinaires. Au milieu du siècle des avant-garde, [...]

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« Le désordre dans lequel nous vivions, c’est-à-dire le désordre qui voulait qu’un bidet se convertît insensiblement et tout naturellement en discothèque et archive des lettres en attente, m’apparaissait comme une discipline nécessaire. » Julio Cortázar, « Marelle ». Robert Rauschenberg, Poussière (pour John Cage) . Il n’est pas dans mon intention de livrer un aperçu de la vie [...]

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«(…) L’immatérialité de l’« autre », sa présence strictement scripturale, comme simple scintillement d’un écran informatique, cette expérience humainement nouvelle de la réciprocité produisaient un simulacre d’emblée saisissant des relations amicales. Celles-ci ne se déployaient plus dans le halo à la fois complexe et confus de la parole, du regard, du toucher corporel, mais dans [...]

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« Mon regard épelait mille petites figures, tombait sur une tête triste, courait sur des bras, sur les gens, et enfin se brûlait. Chacun était à sa place, libre d’un petit mouvement. Je goûtais le système de classification, la simplicité presque théorique de l’assemblée, l’ordre social. J’avais la sensation délicieuse que tout ce qui respirait dans [...]

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« L’image que me renvoie le miroir est moins un visage que l’expression d’une situation difficile : parvenir jusqu’à la fin d’une journée. » Tom Ford, « A single man », avec Colin Firth et Julianne Moore, Etats-Unis, 2009 (durée : 99’) . George est un homme éminemment raisonnable. Cultivé, réfléchi, d’un goût exquis, entouré de beaux objets, c’est un professeur [...]

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