. « J’aime les heures sombres de mon être où s’approfondissent mes sens ; j’ai trouvé en elles comme en de vieilles lettres, mon quotidien déjà vécu, vaste et surmonté, comme une légende. Elles m’apprennent que je possède l’espace suffisant pour une vie seconde et large et hors du temps. Et parfois je suis comme l’arbre qui, [...]
Archive pour mai 2011
et parfois je suis comme l’arbre
Publié dans livres, tagué poème, Rilke à mai 25, 2011 | Laisser un Commentaire »
Alto : résistance de l’instrument.
Publié dans musique, tagué alto, Donatoni, encre Victor Hugo, Geneviève Strosser, Holliger, Lachenmann, Ligeti, musique du XXème siècle, musique et philosophie, ontologie du son, poésie, Rilke poème, Scelsi, son, vide à mai 15, 2011 | Laisser un Commentaire »
« Montre-lui combien une chose peut être heureuse, innocente et combien nôtre ; à quel point, dans sa plainte, la souffrance, consent à revêtir une forme, et sert comme une chose, ou meurt comme une chose – pour rejaillir, plus loin, joyeuse, d’un violon. Et comprendre ces choses qui vivent de s’en aller, les comprendre pour les [...]
Fragilité de la danseuse
Publié dans Fractions, tagué création littéraire originale, danse, Degas détail, fraction poème, fragilité de la danseuse à mai 11, 2011 | Laisser un Commentaire »
Degas, Le maître de ballet (détail) . Si, depuis toute petite, elle avance sur les pointes le long d’un fil qu’elle ramasse et projette au loin, brûlante arête de surface, si elle ne passe ni au-dessus ni en dessous, tâtant du bout du pied le vif, le tranchant, ne sentant pas la chaude haleine du [...]
Anamnèse filée
Publié dans Fractions, tagué création littéraire originale, fraction poème, jardin, oeil, regard à mai 7, 2011 | Laisser un Commentaire »
« Elle avait rêvé rouge. Elle saigna » (Rimbaud, Les premières communions) . D’autres, aventureux, impatients, se contenteraient de passer là où je m’attarde. Un jour, traversant le jardin, je le sens s’amollir, monter. Le sol ne s’enfonce pas il grimpe le long de moi, m’enrobe jusqu’aux épaules, c’est un mélange d’eau sale, d’herbes pourrissantes et de [...]
- cette ouverture qui signera l’apparition -
Publié dans livres, tagué apparition, étude du regard, Georges Didi-Huberman, paradoxe, phasme à mai 5, 2011 | Laisser un Commentaire »
« N’apparaît que ce qui fut capable de se dissimuler d’abord. Les choses déjà saisies en aspect, les choses paisiblement ressemblantes jamais n’apparaissent. Apparentes, certes, elles le sont – mais apparentes seulement : elles ne nous auront jamais été données comme apparaissantes. Que faut-il donc à l’apparition, à l’événement de l’apparaissant ? Que faut-il juste avant que l’apparaissant [...]




