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Archive de la catégorie «poésie»

Lorsque le ressort s’est détendu, certains rouages quelque temps continuent à fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la machinerie s’arrête. Alors si le soleil reparaît tout s’efface bientôt, le brillant appareil s’évapore : il a plu. (Francis Ponge, Le parti pris des choses).
Pour moi non pas une machinerie mais un luxuriant organisme, un corps [...]

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Sous une écorce granuleuse et tavelée sa pulpe semble juteuse et sucrée. Comme cristaux de miel elle s’égoutte en averse sèche,  répand sur la peau des êtres et des choses ses feintes brûlures.
La foule aimantée s’étale homogène dans les rues de la ville, expulsée des bâtiments par une température et une lumière artificielles incomparablement moins [...]

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Transparition silencieuse
Son opacité désespère
Dépourvue d’empreinte sa nudité
déprime insubstantielle
elle persiste De nulle ombre
pourvue ni prolongée
Précieuse  percluse pluvieuse
Par essence dépravée
Matière corrompue
Corps paresseux de poésie passive
Prose absente
d’une lascivité plurielle

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L’imagination est l’inverse de la pensée. Diffuse, elle ne peut se concentrer sans s’évanouir, de nature insaisissable et réticente. Illimitée c’est une rivière sans courant. Sur elle l’empreinte du savoir se liquéfie et fond très doucement – tout retour sur soi approfondit le néant.
De la réflexion elle se distingue en ce qu’elle ne s’épuise pas, [...]

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Deux ascensions : arrivé au sommet, j’ai pensé à toi. En bas, il a bien fallu t’oublier. Entre la ferveur désordonnée de la marche en altitude et la surface miroitante du repos, immobilité, langueur, indolence, ta préférence est un refus.
Jamais seul, encore moins silencieux : parler comme tu te tais, quand il n’y a rien [...]

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En moi gronde une ville
Grouille la foule dessaoulée
Ses envies au hachoir
À moi s’agrippent des grappes de tyrans
Des archanges aux blanches canines
Qu’on me disperse
Je suis noir de monde
Qu’on me dispense
Du son des leçons
Qu’on me dissipe
En moi se vautrent des divans
De l’aorte à la carotide
Circulent des rumeurs
À [...]

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Le silence est une idée
L’idée fixe de la musique
La musique n’est pas une idée :
Elle est mouvement,
Sons qui marchent dans le silence.
Octavio Paz, à propos de John Cage

Photo de Vincent (Vik)

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Monde plein de fracas, connais-tu le silence ?
Le fragment du soupir dans la déflagration,
La blanche buée qui nimbe à peine le son,
Monde plein de clameurs, connais-tu le silence ?*

Une vie aventurière, rebondissante, riche en secrets et faux-semblants aurait fait de lui le rêve du biographe. Ces événements, s’ils ont eu lieu, se sont produits dans [...]

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Un graphisme stylisé, un effet de collage en deux dimensions ;  à l’intérieur du livret un texte très écrit, des photos d’elle radieuse, une interview méditative, pertinente… On sent qu’il sera difficile de parler d’Hélène Grimaud, de son nouveau disque, non seulement parce que sa présence – images et discours – déborde sur la musique, [...]

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Son caractère sacré ne parvient pas à éluder la réalité du deuil; la musique pourtant adoucit l’épreuve en l’éloignant un petit peu de soi. L’inspiration du Stabat Mater peut être traditionnellement religieuse, mais pour Dvorak, elle exprime à mots voilés une perte intime.

À quelques mois d’intervalle, Dvorak perd ses trois enfants. L’écriture du Stabat Mater [...]

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