Le point sur l’expérimentation animale

Thème difficile, presque tabou, l’expérimentation animale faisait récemment l’objet d’un débat sur France Culture. Comme toujours, même si je me propose ici d’en exposer les lignes principales, je vous renvoie à l’émission que l’on peut encore écouter pendant quelques semaines sur le site de la chaîne. Il se passe là quelque chose d’essentiel dans la mesure où, pour des raisons évidentes, l’expérimentation animale est aussi largement pratiquée que volontairement tenue dans l’ombre (les laboratoires ont droit au secret – voir fin de cet article). Les quelques douze millions d’animaux sacrifiés chaque année (chiffre impressionnant, mais toujours inférieur à celui de l’industrie de la viande) font l’objet d’un consensus tacite selon lequel l’expérimentation serait un mal  nécessaire, indispensable au progrès. Engagée entre divers scientifiques ( Bernard Calvino, professeur de neurophysiologie; Yves Christen, biologiste; Pierre le Neindre, docteur en éthologie) et une philosophe (Florence Burgat,  philosophe, chercheur à l’INRA), la discussion a ceci d’exceptionnel qu’elle réunit les personnes directement concernées, engagées dans ces pratiques,  disposées à défendre leur travail. L’intérêt est d’autant plus grand que sur ces questions, les défenseurs des animaux étant trop souvent seuls à prendre position, ils finissent, pour se faire entendre, à franchir les limites de la légalité, se heurtent au mur de la loi et de la répression, sans jamais rencontrer d’interlocuteur disposé à entamer un réel dialogue sur la validité morale de la vivisection.

Fondateur de la médecine expérimentale, Claude Bernard (1813-1878) justifie en ces termes l’expérimentation animale :

« Je pense qu’on a ce droit d’une manière entière et absolue. Il serait bien étrange, en effet, qu’on reconnût que l’homme a le droit de se servir des animaux pour tous les usages de la vie, pour ses services domestiques, pour son alimentation, et qu’on lui défendît de s’en servir pour s’instruire dans une des sciences les plus utiles à l’humanité ».

Difficile de lui donner tort, même après cent cinquante ans. L’exploitation de l’animal par l’homme est d’une telle ampleur et à ce point généralisée qu’il serait presque dérisoire de la remettre en cause là où, précisément, elle semble rencontrer une forme de justification morale : sauver des vies.

Problèmes :

– 80% de l’expérimentation, loin de servir le noble idéal de « sauver des vies » , concerne en réalité l’industrie, dont le domaine d’application est infini et nettement moins moral: alimentation, cosmétiques, produits ménagers. Pour ce qui est de la médecine, là encore, il faut reconnaître que les compagnies pharmaceutiques se soucient avant tout de leur bénéfice économique:  les domaines de recherche les plus exploités ne sont pas forcément les plus vitaux : antidépresseurs et médicaments pour maigrir en première ligne. Drogues, tabac, alcool, viagra, et autres remèdes aux inconforts humains  motivent d’innombrables tests dans une quête effrénée de substances miracle parfois elles-mêmes responsables de nouvelles assuétudes.

– la pertinence du modèle animal dans le cadre de la recherche n’est ni absolue ni quantifiable. On est quasiment face à une aporie : si la continuité entre l’homme et  l’animal est absolue, de quel droit peut-on disposer de lui ? en vertu de la supériorité intellectuelle (problème des cas limites : les handicapés) ? ou bien, parce que l’animal ne peut tout simplement pas s’opposer ? – les voies de la douleur sont communes aux uns comme aux autres, et le fait que les animaux ne disposent pas des outils cognitifs pour mettre la douleur à distance ne les rend que plus vulnérables à celle-ci. Pire, malgré cette proximité dans la douleur, il n’en n’est pas moins vrai que physiologiquement l’homme et l’animal peuvent être radicalement différents (un exemple : le chocolat est un poison pour le chien). D’où le manque de fiabilité de ces tests. D’où la nécessité d’essais… sur les hommes eux-mêmes. D’où les multiples scandales de médicaments toxiques. Ce côté fatalement expérimental, à une telle échelle de souffrance, dans un tel vague, est-il acceptable ?

les alternatives ? c’est là que tout se joue en fin de compte : certaines existent déjà, d’autres sont possibles. Le cadre légal de l’expérimentation dispense les laboratoires publics ou privés de les développer.  C’est seulement lorsqu’ils sont contraints par une interdiction doublée d’une échéance qu’ils se révèlent capables d’imaginer d’autres façons de tester (cf mise en place actuelle d’une directive européenne mettant fin à l’expérimentation pour les produits cosmétiques). Il ne faut donc pas dire : les tests sont nécessaires, on n’a pas le choix, mais au contraire, il faut exiger d’urgence le développement de tests cliniques (in vitro).

Pour en revenir au débat proprement dit, voici ce que j’en ai retiré :

– les scientifiques se retranchent volontiers derrière la loi – si la loi l’autorise, je n’ai pas de problème de conscience. Cet axiome est intéressant, de mon point de vue, car il reflète plus loin celui, inconscient,  du consommateur – si je peux l’acheter, c’est éthique. Bien sûr on sait que la réalité est tout autre (fruits et légumes d’Espagne produits dans un système anti-écologique quasi-esclavagiste, culture des bananes,  biocarburants,  vêtements fabriqués par les enfants, etc). La loi est une fabrication humaine, temporaire, elle n’a rien d’éthique, visant tout au plus la bonne entente, la conservation de la société.

– ensuite, les scientifiques soulignent qu’aucun acte n’est purement moral, en d’autres termes, quoiqu’on fasse, on fait toujours du mal. L’ambiguïté morale comme argument en faveur de l’expérimentation, voilà qui est rassurant! (Que dirait Kant là-dessus ?)

– enfin, et c’est ce qui me semble le plus cohérent, c’est un anthropocentrisme assumé qui les conduit à tenir la vie humaine comme valeur absolue, plus précieuse que les millions de vies animales qu’il faut lui sacrifier. (Note personnelle : dans ce domaine particulier, car quand il s’agit de payer ses impôts, de poser un acte social voire de renoncer à une partie de son confort personnel pour le bien du plus grand nombre, ce bel humanisme disparaît aussitôt.)

– paradoxalement, ils tiennent tous à rendre un hommage appuyé aux animaux qui « collaborent ». Yves Christen n’hésite pas à prononcer le terme de « contrat » entre l’homme et l’animal, semblable à celui, implicite, qui régit les rapports entre l’homme et l’enfant. En guise de reconnaissance, ils se proposent de glorifier l’animal, de le respecter au plus haut point. Florence Burgat, philosophe à l’INRA, leur fait tout de même remarquer que ces belles paroles semblent démenties par une réalité de maltraitance, animaux sur la paillasse, souffrances indicibles, humour lugubre et indécent entre scientifiques (elle cite l’exemple de dessins humoristiques expliquant l’utilisation de plaques chauffantes et refroidissantes sur les rats). Pour ma part, je n’ai jamais entendu que mépris vis-à-vis des animaux de laboratoires (sauf quand il s’agit des grands singes et, à la limite, des chiens et des chats plus proches de nous…). Il faut savoir que ces animaux sont véritablement « produits », mis au monde industriellement exclusivement pour cet usage. Du reste, Bernard Calvino se trahit qui, dans son discours, ne nomme jamais le rat, le chien, le chat, employant la périphrase « modèle animal » : un déni psychologique exlicite.

Le débat ne fait pas état des multiples abus, dénoncés au fil des années, qui surviennent forcément dans ce cadre, et dont le laboratoire Huntingdon est un des plus sombres exemples (sévices sur les animaux commis par un personnel recruté parmi les délinquants, repris de justice; infractions au règlement, etc). Faut-il s’étonner, du reste, que de tels lieux attirent les déviants ?

Enfin, pour clore ce billet sur une note pessimiste, je signale que la directive européenne révisée ce 31 mars n’améliore en rien le sort des animaux. En substance :

La nouvelle directive va ainsi permettre :
• l’utilisation accrue des primates capturés dans la nature, un recul par rapport à la protection des grands singes qui pourront à nouveau être expérimentés
• les expériences provoquant des souffrances sévères et prolongées
• l’utilisation répétée du même animal
• que des primates, des chats et des chiens soient utilisés dans des expériences
• de se passer d’un agrément officiel, dans la majorité des cas, pour autoriser les expériences et les souffrances induites
• de conserver le secret sur les expériences en n’informant pas le public.

[Source One Voice – Expérimentation animale, révision de la législation européenne.]

Arrivé là, que peut-on faire ? Tant que le Parlement Européen  préfère suivre les injonctions des lobbies industriels plutôt que la voix des ses citoyens, en majorité hostile à l’expérimentation, en particulier en ce qu’elle ne concerne pas uniquement la recherche médicale, il importe d’orienter ses choix de consommateurs (souvent, d’ailleurs, associés à un souci social et écologique). Ce sont:

–  les médicaments génériques ( refus de la surmédication)

– des produits ménagers écologiques certifiés (la mention « non testés » doit figurer sur l’étiquette)

– des cosmétiques non-testés

– de façon générale, opter pour le minimum de produits ménagers, lesquels sont surtout des produits de marketing… Lire les étiquettes, les petits caractères! S’informer : la vague médiatique verte incite les marques aux publicités mensongères, aux fausses prétentions. Le pseudo-bio en cosmétique ne garantit rien, puisqu’il n’y a encore aucune législation, aucune homogénéité dans une multiplicité de petits labels. Il vaut mieux se renseigner, vérifier la liste des ingrédients, les chartes propres à chaque marque, ou consulter la liste One Voice sur internet, qui n’est malheureusement pas exhaustive.

Cite de l’émission Science Publique sur France Culture : La recherche médicale peut-elle éviter de faire souffrir les animaux ?

Je regroupe désormais tous mes articles à ce sujet dans la catégorie Ethique animale, la liste des titres peut être consultée à l’index.

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15 réflexions sur “Le point sur l’expérimentation animale

  1. Je suis effarée, comme d’habitude. Le ravin est toujours plus large sous mes pieds on dirait. Je pensais que les choses s’arrangeaient, qu’une sorte de « civilisation lumineuse », protectrice et éclairée était en marche… L’information que vous donnez sur cette nouvelle directive est effarante. Combien d’années (de millénaires ???) avant que la race humaine s’améliore ?

  2. Il ne faut pas me poser cette question : je suis extrêmement pessimiste… Pour autant, je ne veux pas baisser les bras et, dans la mesure de mes (maigres) possibilités, continuer à parler de ces sujets pas très médiatiques. C’est aussi pourquoi j’écris prioritairement là-dessus sur mon blog, non que je ne me sente pas concernée par des problèmes d’un autre ordre, politique et social, mais parce que ceux-ci sont tout de même plus largement débattus dans la presse. Ce n’est pas le cas de l’éthique animale, qui reste confinée à des sites et blogs spécialisés, et à une littérature que seuls les intéressés consultent.

  3. C’est tout à fait exact. C’est un enjeu qui est catalogué « Chien-chien-à-sa-mémère » ou écolo-fanatique, je ne sais pas comment dire…
    C’est aussi un enjeu qui est dévié (enfin, il me semble), masqué sous couvert de débats « autres ». Je pense par exemple à la corrida qui donne des anti ou des pro qui échangent parfois sur la « qualité » d’un spectacle traditionnel, alors que ce n’est pas de ça qu’il s’agit… (je ne suis pas très claire dans mes explications. En fait, je ne saurais pas bien comment l’exprimer, mais il me semble que les considérations sur la souffrance animale sont souvent réduites à des schémas bien canalisés, comme si une pensée plus large était trop déstabilisante pour que le cerveau humain réalise pleinement ce dont il est question…)

    Dans un autre ordre d’idée, j’ai été effarée la semaine dernière de voir vendre, derrière les caisses de mon supermarché habituel, des poussins (vivants !) passés à la bombe à peinture et vendus 5 euros à des enfants enthousiastes, pour fêter Pâques.

    Quoiqu’il en soit, bravo pour vos billets, intelligents, pointus, documentés.
    Je suis pessimiste moi aussi. Quel monde qui veut que la douleur soit une donnée acceptable, que ce soit celle d’un humain ou de tout être vivant…
    Je suis peut-être idiote, naïve (ou les deux), mais rien de bon ne peut sortir d’un générateur de douleurs aussi efficace.

  4. Toutes vos remarques me vont droit au cœur. Il y a tant à dire à ce sujet que je me sens parfois dépassée, d’autant que, comme vous le dites si bien, c’est une remise en question extrêmement déstabilisante. Qui éveille l’agressivité ou la moquerie, au choix. Que l’on puisse voir au quotidien des choses aussi aberrantes que des poussins peinturlurés pour le plaisir (et la mauvaise éducation) de petits enfants témoigne encore une fois d’une insensibilité que seuls l’habitude et le conditionnement peuvent expliquer. En tout cas, je sous remercie pour vos commentaires, je me répète mais vraiment, cela me touche.

  5. Pingback: “Nouvelle” législation européenne sur l’abattage « Rue des Douradores

  6. Merci pour tous ces articles qui donnent à réfléchir. La citation de Claude Bernard est particulièrement intéressante, je pense te l’emprunter (a t-elle fait l’objet d’une analyse dans l’emission en question, ou est-ce toi qui y a pensé instinctivement ?) pour en faire, pourrait-on dire, l’autopsie (en dévoiler les soubassements anthropocentristes selon la méthode de Vilmer dans son chapitre sur les discours-alibi). Je n’ai pas encore lu tous les articles de la catégorie consacrée à l’éthique animale de ton blog, mais j’y compte bien.

  7. Bonjour Clotilde,

    L’article ci-dessus est un compte-rendu critique de l’émission. La citation de Claude Bernard est évoquée au début de celle-ci, et sert de point de départ à la discussion. Tout ce qui suit passe en revue les divers points abordés au cours de l’émission, sous l’angle antispéciste et anti-anthropocentriste qui est le mien. Cet article est loin d’être exhaustif – je m’en suis souvent mordu les doigts par après, mais je n’ai pas le temps d’en faire davantage.(l’éthique animale fait partie intégrante de ma vie, mais écrire à ce sujet n’est pas mon activité principale…)
    Ton blog est très prometteur. Bien sûr je me suis posé des questions sur tes motivations, ta démarche, etc. Tu te réfères à Vilmer, mais je te conseille aussi de te référer à ce qu’écrit Gary Francione (traduit sur le blog http://www.abolitionistapproach.com/fr/). Je mets un lien ici vers ton blog.

  8. Je te remercie pour ces informations; j’aurais beaucoup aimé écouter cette émission mais elle n’est apparemment plus disponible.

    Merci également pour le lien vers mon blog (dont tu es la première lectrice).

    Si je me réfère jusqu’ici dans mes quelques articles à Vilmer, c’est que c’est pour l’instant le seul ouvrage d’éthique animale que j’ai lu (avec l’excellent livre de KAPLAN, Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne).

    Ma prise de conscience est en effet très récente (fin 2008); elle a été au principe d’un tel bouleversement dans ma vie (je pense que l’existence change du tout au tout lorsque l’on réalise ce genre de choses) que je ne peux pas la garder pour moi: le support qu’est mon blog fraîchement créé me permettra donc d’analyser différentes choses.

    Je pense orienter mes articles vers le traitement éthique du problème que pose l’exploitation animale (je laisse donc de côté la multitude des arguments écologique/diététique, etc. qui ne me semblent pas fondamentaux): à mon sens le problème est foncièrement moral.

    J’ai également envie, cette fois à destination d’un public déjà convaincu, d’évoquer la multitude des problèmes qui se posent aujourd’hui pour un végétalien antispéciste: et notamment la question des modalités d’action. En effet, une fois nos convictions adoptées, nous n’en avons pas terminé: il reste encore l’épineux problème de la persuasion d’autrui. Au tout début, quand je suis devenue végétalienne, j’ai considéré que cela relevait d’un choix personnel; puis j’ai très vite compris que c’était là une trahison : nous ne devons pas nous dérober à notre responsabilité. Un petit film le dit d’ailleurs très bien (Veni Vidi Vegani, avec un exemple peut-être maladroit mais cependant parlant).

    Maintenant que je veux assumer ma responsabilité (de prophète, pourrait-on dire !), je suis en proie aux difficultés matérielles/pratiques de sa mise en œuvre: mon blog se voudra donc une tentative de clarification des bons moyens d’action (= ceux qui parviennent à leur but). J’ai commis énormément d’erreurs jusqu’ici (tentation de la misanthropie notamment ! et échanges conflictuels avec mes amis/famille, qui ont été complètement stériles) et, même si je me comprends (les émotions sont parfois plus fortes que la raison, surtout sur un sujet aussi criant, aussi douloureux que l’exploitation animale), j’ai envie de modifier ce comportement afin de le rendre proprement opérant.

    Désolée pour le long commentaire, à à bientôt,
    Clotilde

  9. Oui, cette prise de conscience c’est quelque chose de violent – violence qui ne fait que croître lorsqu’on se rend compte à quelle solitude elle nous condamne. C’est à la fois grisant d’être contre une idée dominante (exploitation animale comme norme de la société), et douloureux. Etrange regard que l’on porte sur les autres, un regard « dissocié ». Au mieux on t’écoute, on discute avec toi, mais nul désir de changer, de se remettre en question. Comme toi, j’ai d’abord cru que je devais me taire (c’est ce qu’on attend de toi : que tu t’excuses d’être différente, que tu ne viennes pas gâcher le repas), mais tu parles de responsabilité, et je suis entièrement d’accord. Encore faut-il affiner son discours, se montrer rationnel, inattaquable (tu remarqueras bien vite que tu t’adresses à des personnes qui n’ont jamais réfléchi à ces questions…). J’essaie de m’en tenir aux faits, d’informer… Ton blog est donc essentiel, et j’apprécie ta rigueur. Hélas, pour les animaux, tant de personnes utilisent un langage émotionnel, agressif voire immature. Et ça m’énerve ça, qu’on assimile les végétaliens à des illuminés décérébrés dont il est trop facile de se moquer. Je vois aussi que tu as compris l’importance du clivage entre welfaristes et abolitionnistes (dont je suis —> vegan), c’est pour cela que je te conseille le blog de Francione. Voilà, encore plein de choses à discuter avec toi, n’hésite pas si tu veux, à m’envoyer un mail (krotchka at hotmail point fr). Bien à toi.

  10. Le pire obstacle qui peut se dresser contre nous, c’est la mauvaise foi.

    Voire le négationnisme (j’écrirai bien un article sur les similitudes qui existent entre le négationnisme en histoire – par exemple ceux qui nient l’existence des camps nazis – et un négationnisme hélas davantage présent, qui consiste à contester les évidences scientifiques les plus incontestables…).

    J’ai beau avancer des faits abondamment étayés par la recherche, certains y semblent complètement insensibles puisque leur stratégie de défense consiste à m’opposer le caractère fabuleux et mensonger de ces faits. C’est une situation très très rageante… Cependant je me « console » en me disant que si ces personnes font preuve de cette volonté de ne pas voir, c’est précisément parce qu’ils savent très bien ce qu’ils essaient de cacher. Ils ne sont donc pas loin, peut-être, d’une véritable prise de conscience.

  11. Le précédent commentaire « Malheureusement jusque là » n’est pas le mien, comment se fait-il qu’il soit à mon nom et fasse un lien vers mon blog ???

  12. J’ai supprimé le message parasite. Vérifie que personne d’autre que toi n’a accès à ton ordinateur car c’était ton adresse IP…

  13. Merci, en fait j’écrivais ce commentaire d’un ordinateur public (bibliothèque de quartier), ceci explique sûrement cela…

  14. Quelques questions :
    1. Pensez-vous que les personnes qui travaillent pour l’industrie n’ont pas eux aussi un coeur et qu’ils n’essaient pas de limiter les souffrances des animaux au minimum ?
    2. Pensez-vous réellement que l’homme n’est qu’un animal parmi d’autres, et que son statut unique ne le rend pas gérant responsable de la planète ?
    3. Que diriez-vous si les produits que vous consommez tous les jours devaient provoquer des accidents ou empoisonner l’environnement ? Ne voulez-vous pas savoir que tel extrait de plante est dangereux ? Que la toxicité d’un médicament a été vérifiée avant qu’il ne soit essayé sur l’homme ?
    4. Ne voudriez-vous pas d’abord vous assurer que les alternatives aux essais sur animaux donnent des résultats équivalents avant de les changer ?
    5. Pour se former une opinion, ne faut-il pas considérer l’autre point de vue ?

  15. Dans l’ordre (mais toutes les réponses à ces questions sont déjà dans mon billet!) :

    1. Sans doute, pour certains. Mais j’entends clairement le discours inverse. Le rat de laboratoire est un moyen, et non, on ne minimise absolument pas sa souffrance. Que dire de ces singes isolés en cage depuis 15 ans, dans un labo américain, gavés ou affamés pour montrer l’influence du poids sur le vieillissement? Des choses déjà connues qui se paient en vie et en souffrance. Ils en ont encore pour 15 ans. Quantité de tests sont menés simplement par manque de coordination internationale et scientifique. Sans parler des cosmétiques et autres produits de consommation futile qui n’ont même pas l’excuse de « sauver des vies ».

    2. Dans les faits, l’homme ne se montre absolument pas responsable, il est avide de connaissances et de découvertes. Utiliser des êtres sensibles comme des objets, ce n’est pas se montrer responsable.

    3.L’expérimentation animale n’est pas une garantie d’innocuité, de sécurité. Que dire de tous ces médicaments retirés du marché quand leurs effets néfastes ont déjà ruiné la santé de nombreuses personnes? le vaccin contre l’hépatite ? Il n’y a pas nécessairement compatibilité entre l’animal et l’homme.

    4. Justement, ça peut donner des meilleurs résultats! Ils faut encourager ces méthodes, allouer des budgets, etc. C’est loin d’être le cas.

    5. Si tu avais lu mon article, tu aurais vu que c’était un DEBAT. « L’autre » point de vue était représenté à 99 %. Seule Florence Burgat s’opposait aux tests.

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