La même analyse du vide que celle du funambule

« L’arbre, en s’élevant à la verticale,

recherche en permanence l’équilibre

et conduit, avec le nombre de ses branches,

le poids de ses feuilles et leur distribution,

à la même analyse sur le vide

que celle du funambule avec ses bras tendus.

 

Voulant respecter son rythme de croissance, l’arbre,

après avoir tenté d’éviter, en se déplaçant dans l’espace,

les obstacles que lui oppose l’activité de son milieu,

les absorbe pour ne pas réduire le temps

de son expansion et de sa stabilité.

 

… comme la boue qui a appris à avaler les pierres,

il les englobe et les rend partie intégrante

de sa propre structure.

 

La pierre attend les mouvements végétaux.

Elle est comme un fragment de mer.

Elle a la même valeur visuelle que l’eau qui inclut les récifs

et lèche la côte mais, contrairement à la mer,

c’est elle qui est peu à peu enveloppée

par l’expansion lente et fluide du végétal. »

.

Giuseppe Penone, Respirer l’ombre (1968)

.

Dessin : Penone, Vert de bois

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