– la forme d’une main –

Marche à l’invisible

.

Pouls jamais ne s’entendront

Si ne la sent qu’en sa forme

Vain tressaillement de paupière

Feint la conversation

Gant du geste la main présage

N’attend nul recevoir

Tant la peau pèle et revêche

Craint d’être acquise

Sang du toucher sèche pauvre

Au regard qui l’abîme

Frôlement craquèle gelé

Sous l’œil brûlant

Qui la cueille posée méconnaît sa nature

Et la nie poing

Résiste enveloppé pétri

Baume serré inoculé sinistre

Veille et nuit la main récite

L’identité requise

Se tend ourlée d’autrui

Cependant couve en sa paume

Douce alcôve

La pulpe du cri

.

Capture d’écran : Cris et Chuchotements, Ingmar Bergman

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Une réflexion sur “– la forme d’une main –

  1. Magnifique… et ces trois petits vers de fin…
    Ce mélange du temps (couve) de la plume (alcôve/douce) et de la blessure (cri/pulpe) d’une grande beauté à tenir dans la main de son écran d’ordi…

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