Patheorama

.

S’ouvre la scène est ininterrompue

Bris de gestes ricoches à l’éclat

Laissons là les immédiats

Triturer nos regards

En suspens comme ailleurs

Nous voyons mieux

L’épars peut nous parler

Nous parlons également

Harangue au hasard

L’accompagnant – s’accompagnant

De si turbulents

Fonds de soi

S’ouvre la scène se précise

Fût-elle ainsi ressentie

Douce là forme surprise

Essentiellement perçue

Déposée telle

Humble chose à peine retenue

Voilée confuse – voies

De nos sens accordés

Bris en reste tout est là

Douce là forme vécue

.

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2 réflexions sur “Patheorama

  1. Je sais, krotchka, face à un si beau poème, il n’y a rien de mieux que de garder silence… mais, hier, je lisais, justement, ceci :

    « Dans les années 1930, le jeune Chris Marker découvre le Pathéorama, sorte de lanterne magique lui permettant d’observer les plans des plus célèbres œuvres cinématographiques de son époque. Ces images, magnifiquement reproduites, ont marqué l’imaginaire de l’écolier qui trente ans plus tard, devenant cinéaste, réalise un court-métrage qui va révolutionner les usages et les codes cinématographiques alors en place.

    En effet, l’apparition du cinéma est le résultat d’une innovation technologique : celle de faire se succéder des plans fixes, à hauteur de 16 ou 18 images par seconde, afin d’obtenir l’illusion d’une image en perpétuel mouvement. Peu
    à peu ce principe s’est fluidifié pour obtenir aujourd’hui une moyenne de 24 images par secondes.

    Avec La Jetée, Chris Marker fait subir à l’image le chemin inverse de celui du cinéma, passant de l’état d’image animée à celui d’images fixes. Cette esthétique va lui permettre d’aborder une thématique, qu’il continuera à
    approfondir tout au long de ses essais cinématographiques, celle de la mémoire. L’utilisation de l’objet « photographie » fige le souvenir et contraint le passé à demeurer sur la pellicule. Par ailleurs, c’est en mêlant ces
    images arrêtées avec les outils classiques du langage cinématographique – comme la voix-off ou les mouvements caméra – qu’il va véritablement repousser les frontières historiques entre photographie et cinéma. »

  2. Merci pour ces informations. La photo est bien évidemment prise de La Jetée, je ne mentionne pas la source à cause des changements que je lui ai fait subir. J’ai d’ailleurs hésité a titrer « lanterne magique » mais patheorama convient mieux, je crois.

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