La lucidité

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Et pour commencer peu importe que le rêve soit fondé ne l’étant, je crois, pas plus sur autrui que sur soi-même, ni situé ni volage et par chance à perte de vue tenace, il est alors glissement toujours risqué, chant du rebord, incompris, geste orphelin, je dis pourvu qu’il soit léger. Quel enracinement quel arraisonnement pour lui sinon séjour de maladie, au demeurant tourment ? L’illusoire commence avec la prétention de dire le vrai, le miroir guette le tournant de la sensation. Attentive j’appelle une lucidité moins aberrante que méconnue, amoureuse ne tenant qu’à ce que l’on passe à travers elle comme sur injonction de penser au-delà, dévoilement dit-on à raison de ce qui se fomente, se ressource, sans doute protégé par elle du mieux qu’elle peut, c’est-à-dire faisant passer ce qui déjà s’étiole comme décisif disant il n’y a plus rien ensuite. Du rêve je dis alors pourvu qu’il l’expose  et ne s’y abandonne pas.

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