– conte transparent –

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Les fenêtres ne dorment pas, elles sont nos yeux grands ouverts, dedans, dehors, posément elles nous veillent. On dit que la vie les traverse sans s’y fixer, haleine d’un instant, qu’il faut décider de leur sort, et les tenir bien fermées. L’intime d’un côté, les mouches et le bruit de l’autre, la chaleur qu’elles sont priées de bien tenir, le froid de conjurer, les facéties du vent qui se faufile l’air de rien faisant rentrer ses fantômes, en douce et en sifflant, les doubles, les triples, les innombrables soleils, les pointus, les émoussés, rouges, bleus, gris, étincelles, halos, éclairs et surtout, la pluie, la pluie qui donne toujours raison à la peine et joue juste du chagrin, tous, en se bousculant, préfèrent se déposer, s’oublier un peu, filer ou rebondir sur elles parce qu’elles les citeront avec éclat. Cristaux, étoiles et lucioles, froides fleurs au bout du doigt. A l’épreuve du regard, face à face elles ne cilleront pas. Secrètes surfaces sans mémoire, elles ne font pas d’histoires, des contes parfois, mais c’est encore nos yeux grands ouverts.

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