– périhélie –

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A rebours miennes, les ombres la nuit, viennent.
Dedans tout s’efface, se détache
de mes bras la raison
j’ai vu l’espace suffisant
d’une vie seconde,
à défaut, maintenant, d’horizon,
passé, le monde s’effondre.
En nul objet reclus, sa faible anatomie fume,
l’esprit harcelé se dispute
puis, s’échappe, vite remis.
Muré, massé, malade, tumulte
rentré, l’écho est un milieu
montage de voix éparses
la solidité de l’immatériel
sans sa charge. Y tenant presque
la preuve du contraire, je vois,
et comme on tremble, je sens, miroir à mon anxiété.
Ne sommes-nous pas, transvasés, encore
d’hier les souvenirs à ras-bord,
une adresse peut-être, moins, un signe
l’image fond dans un angle, coule un motif vaseux
échoue je n’imagine rien
ne me donne la réplique.
Avec ce qu’on absorbe, happée
la moindre pensée fourche, se travaille à tort.
Rêve. En rade du sommeil que le corps réclame,
son bref soulagement promis, ou le monde démantelé.
De ces forces douces, persuasives
la nuit ne se relèvera pas
A son chevet sourde descente
d’une même substance tombent
les ombres s’émiettent
fragments de comète

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Une réflexion sur “– périhélie –

  1. Clairs brillent
    Les yeux de la nuit

    Un disque jaune
    Fleurit dans le regard

    Quelle grande étrangeté
    dans son propre corps
    .
    .
    Rose Ausländer, Je compte les étoiles de mes mots

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