L’effraie

oublié

oublié aussi, sur la table de l’entrée, entre deux livres moisis et un trousseau de clés, ce drôle de soldat en déroute et en papier mâché qui était tombé

tombé

tombé amoureux d’une photographie, une danseuse qu’on avait

 arrêtée dans son mouvement

pour la postérité ou pour l’éternité

 les années continuaient de passer

par toutes les saisons par

tant de lumière et par tant d’espace

.

Captures et texte : Sarah Moon, L’effraie (Quatre contes d’après Andersen)